Management de l'innovation et compétitivité des PME industrielles marocaines : une analyse par modélisation par équations structurelles (PLS-SEM)

Auteurs

  • Fadwa JERMOUNI Doctorante, Équipe de Recherche Laboratoire des Sciences Économiques et Politiques Publiques (LSEPP), FEG – Université Ibn Tofail – Kénitra
  • Kenza EL KADIRI Professeur chercheur à la FEG - Université Ibn Tofail – Kénitra

Mots-clés :

management de l'innovation, compétitivité, PME industrielles, digitalisation, capacité d'innovation, Maroc

Résumé

Cet article analyse l'impact du management de l'innovation sur la compétitivité des PME industrielles marocaines dans un contexte de mondialisation et de transformation numérique. L'étude s'ancre explicitement dans la théorie des ressources (Resource-Based View, RBV) et dans l'approche des capacités dynamiques (Teece, Pisano & Shuen, 1997), qui fournissent un cadre conceptuel unifié permettant d'expliquer les mécanismes par lesquels l'innovation se transforme en avantage compétitif durable. Fondée sur un paradigme épistémologique positiviste, la recherche mobilise une méthodologie mixte combinant une enquête quantitative administrée auprès de 195 PME industrielles marocaines et douze entretiens semi-directifs qualitatifs. L'analyse statistique repose sur la modélisation par équations structurelles (PLS-SEM) via SmartPLS 4, avec bootstrapping à 5 000 réplications, complétée par un test de biais de méthode commune (CMB) par la méthode du facteur unique de Harman et le test VIF, ainsi que par des tests de robustesse (MICOM, analyse multi-groupes). Un modèle conceptuel intégrant neuf variables latentes — leadership transformationnel, culture organisationnelle, TIC, financement et partenariats, capital humain, innovation durable et responsable, management de l'innovation, capacité d'innovation et compétitivité — est testé à travers onze hypothèses. Les résultats montrent que six hypothèses sont validées : les TIC constituent le levier le plus puissant du management de l'innovation (β = 0,439 ; f² = 0,294), suivi du leadership transformationnel (β = 0,255 ; f² = 0,101) et de la culture organisationnelle (β = 0,249 ; f² = 0,098). La capacité d'innovation émerge comme médiateur complet entre le management de l'innovation et la compétitivité (effet indirect β = 0,223 ; VAF = 75,3 %), tandis que le capital humain exerce un effet direct significatif sur la compétitivité (β = 0,226 ; f² = 0,086). En revanche, les financements et partenariats, la taille de l'entreprise et l'innovation durable et responsable n'exercent pas d'effets significatifs. L'analyse multi-groupes révèle que l'effet des TIC est significativement plus fort dans les PME de maturité organisationnelle élevée. Ces résultats mettent en évidence des spécificités contextuelles propres à l'économie marocaine et débouchent sur des recommandations opérationnelles ciblées pour les managers et les décideurs publics.

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Publiée

2026-04-30

Comment citer

JERMOUNI , F., & EL KADIRI, K. (2026). Management de l’innovation et compétitivité des PME industrielles marocaines : une analyse par modélisation par équations structurelles (PLS-SEM). International Journal of Economics and Management Sciences, 5(2), 214–233. Consulté à l’adresse https://ijemsjournal.com/index.php/home/article/view/147

Numéro

Rubrique

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