Dépenses publiques de fonctionnement et croissance économique en République Démocratique du Congo : une analyse empirique entre (2000-2023)
Mots-clés :
Dépenses de fonctionnement, Croissance économique, RDC, VECM, Politique budgétaire.Résumé
Ce papier analyse l'impact macroéconomique des dépenses publiques de fonctionnement sur la croissance économique en République Démocratique du Congo (RDC) sur la période 2000–2023. En s'appuyant sur le modèle de croissance endogène de Barro et en mobilisant un modèle vectoriel à correction d'erreur (VECM), l'étude examine les dynamiques à court et à long termes entre le PIB réel, les dépenses de fonctionnement, les dépenses d'investissement public et l'inflation. Les résultats empiriques révèlent que les dépenses de fonctionnement exercent un effet d'éviction négatif et hautement significatif sur la croissance économique à long terme, avec une élasticité de (-0,48). Ce phénomène s'explique par l'hypertrophie du train de vie des institutions politiques et une asymétrie budgétaire chronique qui marginalise l'accumulation du capital public. À court terme, l'impact s'avère procyclique mais marginal (+0,09), traduisant une relance transitoire par la demande qui s'estompe rapidement face à la rigidité de l'offre locale et aux pressions inflationnistes. À l'inverse, l'investissement public affiche une élasticité positive de (+0,65) à long terme. L'étude recommande une restructuration drastique de la matrice budgétaire, notamment par l'instauration d'une règle d'or plafonnant les charges courantes, la dématérialisation de la fonction publique et la sanctuarisation des ressources en faveur des infrastructures de base.












