De l’attraction à l’ancrage des IDE : le rôle de l’innovation financière dans le réinvestissement des bénéfices
Mots-clés :
investissements directs étrangers, bénéfices réinvestis, innovation financière, développement financier, économies d’accueilRésumé
Les investissements directs étrangers sont le plus souvent étudiés à partir des décisions d’entrée, des avantages de localisation et du volume agrégé des flux reçus par les économies d’accueil. Cette lecture reste utile, mais elle laisse au second plan une question décisive : que deviennent les bénéfices générés par les filiales étrangères une fois celles-ci implantées ? Cet article développe un cadre conceptuel reliant l’innovation financière au réinvestissement des bénéfices des investissements directs étrangers. Les bénéfices réinvestis sont ainsi appréhendés donc comme une décision postérieure à l’implantation, révélatrice de la confiance de l’investisseur, de l’ancrage local de la filiale et de la volonté de poursuivre son développement dans le pays d’accueil. En mobilisant la littérature sur les IDE, le développement financier, l’innovation financière, la finance numérique et les conditions d’investissement dans les pays hôtes, nous soutenons que l’innovation financière peut favoriser le réinvestissement à travers quatre mécanismes : la réduction des coûts de transaction et des frictions opérationnelles, l’amélioration de la gestion de liquidité et de trésorerie, l’accès à des financements complémentaires et le renforcement de la confiance financière. L’article propose une architecture analytique destinée à guider de futures recherches, notamment dans les économies émergentes et en développement où l’enjeu n’est plus seulement d’attirer les IDE, mais aussi de retenir et de valoriser localement les profits qu’ils génèrent.












